Martin Luther 1

 

Le cri du cœur

La découverte de la vérité toute simple de l'Evangile, par Martin Luther .

    Nous ne présenterons pas Luther, tout le monde le reconnaît comme étant une grande figure de la réforme avec Jean Calvin, et plus tard Wesley et quelques autres . Ils ont, pour reprendre la réflexion d’un écrivain catholique, participé pendant plusieurs siècles, a la moralisation des sociétés comme jamais ont n’avait pu l’observer auparavant .

    Malgré le caractère irréprochable de sa vie de moine, il se sentait pécheur devant Dieu et inquiet pour son Salut. Sa conscience était extrêmement inquiète, car il n'avait aucune certitude que Dieu fût apaisé par ses œuvres .

    Aussi il n'aimait point ce Dieu juste mais vengeur qu’on lui avait présenté . Il le haïssait, et s’il ne blasphémait pas, mais en secret, il s’indignait et murmurait violemment contre lui ! Il disait : n'est-il pas suffisant qu'il nous condam­ne à la mort éternelle à cause du péché de nos pères et qu'il nous fasse subir toute la sévérité de sa loi . Faut-il encore qu'il augmente notre tourment par l'évangile, et que là même, il nous fasse annoncer sa justice et sa colère . Il était hors de lui, tant sa conscience était violemment bouleversée et il creu­sait sans trêve le passage de L’Apôtre Paul relatif à la justice de Dieu, dans l'ardent désir de savoir ce que Apôtre Paul avait voulu dire .

    Enfin, Dieu le prit en pitié . Pendant qu’il mé­ditait jour et nuit et qu’il examinais l'enchaîne­ment de ces mots : La justice de Dieu est révélée dans l'Evangile, comme dans l’épître de L’Apôtre Paul (Hébreux 10/38) ou il est écrit : Le juste vivra par la foi, il commençait à comprendre que justice de Dieu signifie ici la justice que Dieu donne, et par laquelle le juste vit, s'il a la foi (Hébreux 10/38-39) – (Romains 3/ 20-30) .

    Aussitôt ce fut la révélation, le Saint Esprit agissait . Je me sentis renaître dit-il et il me sembla être entré par la porte largement ouverte, au Paradis même . Dès lors, l'Ecriture tout entière prit à ses yeux un aspect nouveau . Il parcourut les textes com­me sa mémoire les lui  présentait, et notait d'autres termes qu'il fallait expliquer d'une façon analogue . Il avait une très bonne connaissance intellectuelle de la Bible, ce qui prouve une foi de plus que cela ne suffit pas se saisir du salut de Dieu en Jésus Christ et sa justice par la foi . 

    Autant il avait détesté ce terme de justice de Dieu, parce que mal compris, autant il aimait, et chérissait désormais ce mot si doux . C'est ainsi que ces passages de Apôtre Paul devinrent, a la lumière de L’Esprit Saint, pour lui comme pour un grand nombre après lui, parce qu’il l’enseigna, la porte du vrais salut . C’est ce qui, avec cette lumière nouvelle dans ses réflexions et ses méditations, l’amena a entreprendre pour la seconde fois, l'interprétation des Psau­mes . 

    A Suivre     J.T. 

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