A H E - Burkina

Donner parce qu'on a reçu

Lecture : Luc 3/10-11

    Malgré les progrès techniques et matériels, malgré l'évolution des lois sociales et jusqu'au cœur de nos pays occidentaux épris de justice et d'égalité (tout du moins selon les grands principes), on compte toujours un plus grand nombre de pauvres, d’enfants, de personnes âgées dépendantes, de marginaux, et, combien plus aujourd’hui, la crise mondiale aidant . Ils sont les laissés pour compte de la société de consommation et de la mondialisation . 

    Il est surprenant de constater qu'à toutes les époques, dans tous les pays et quels que soient les régimes politiques ou économiques, il y a toujours eu des personnes abandonnées ou en situation précaire . Jésus l'avait constaté : Vous avez toujours des pauvres avec vous (Matthieu 26/11) .

    Devant les besoins criants, les chrétiens resteraient-ils absents ? Certainement pas . donnez-leur vous-mêmes à manger (Matthieu 14/16) a dit Jésus à ses disciples, en regardant la foule affamée . Certes, nous l'avons prêché et entendu prêché, il s'agit d'appliquer cet épisode célèbre de la vie du Christ aux besoins spirituels des âmes qui nous entourent . Cette interprétation symbolique est tout à fait conforme à l'esprit même du Message Evangélique . Qui dira le nombre d'affamés qui ont trouvé en Jésus-Christ, le pain qui donne la vie au monde ? Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie . Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif  ( Jean 6/35) . 

    Mais la foi véritable s'accompagne toujours d’œuvres concrètes . Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas d’œuvres, elle est morte en elle–même (Jacques 2/17) . L'histoire est là pour nous rappeler le rôle considérable que l'Eglise, (La véritable Eglise), a joué au cours des siècles dans tout ce qui concerne la solidarité . Les premiers chrétiens, conduits par l'Esprit, ont su pratiquer l'entraide, ils ont montré l'exemple au monde . La demande publique ou privée de métiers sociaux (notamment infirmières, médecins ou aides-soignantes et tout bénévoles confondus ), n'a jamais été aussi forte .

    Nous ne devons pas opposer la vie spirituelle à l'engagement social concret . Jésus a dit : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites (Matthieu 25/40) .

    Ceci étant bien établi, il est combien attristant, dans un pays nanti comme le nôtre, de devoir constater que nombreux de nos semblables manquent du nécessaire, dans nos rangs, parmi nos familles, nos proches, ceux qui sont assis sur la chaise d’à côté dans notre Eglise locale, et de constater que des prières, trop bien formulées, fusent de-ci de-là en leur faveur, non suivie d’actes de foi . Il est navrant de les voir réduit a être dépendants uniquement, dans ce domaine, des organisations du monde .

    La misère ne se regarde pas avec les lunettes de l’exotisme qui nous montrent que ce qui se passe au loin, pas plus avec les lunettes pour myopes qui nous permettent uniquement de nous regarder le nombril, et encore moins avec les lunettes des autres qui nous sont souvent très mal adaptées et peuvent nous apporter une image déformée .

    Les besoins s’observent avec les yeux d’un cœur régénéré, souvent corrigés par des lunettes dont les verres de l’Amour a foyers multiples, sur les  montures de l’Esprit Saint, faites pour y voir plus nettement au-prés comme au-loin .

    Vous trouverez en suivant, des photos qui vous donneront une idée de certains besoins, et ce qui est permis de réaliser par vos prières et vos dons, notamment au Burkina Faso .

  A suivre  

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